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L’impact de la crise énergétique sur les matières premières
Crédits: ©Freepik

L’impact de la crise énergétique sur les matières premières

par - Modifié Il y a 2 ans
L’impact de la crise énergétique sur les matières premières
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La crise géopolitique actuelle touche tous les secteurs. Elle a un impact direct sur les prix de l’énergie donc sur les prix de production, à commencer par le prix des matières premières.


Et c’est en effet l’un des impacts redoutés de la hausse du prix du kWh ou des prix du pétrole ou du gaz : la production de verre, d’acier, d’aluminium ou même d’engrais devient désormais beaucoup plus onéreuse. Faisons donc le point brièvement sur les dernières nouvelles à ce sujet.


Des industries dépendantes du prix de l’électricité

De nombreuses industries de transformation de matières premières comptent ainsi malheureusement sur un prix du kWh bas pour réaliser des marges. Ces secteurs très dépendants de l’énergie ont évidemment vu leurs coûts augmenter considérablement ces derniers mois. Certaines entreprises ont alors dû réduire leur production, voire la cesser totalement pour une certaine période. Car comme le souligne l’Union des Industries utilisatrices d’énergie : produire coûte trop cher.


Cette maxime s’illustre par exemple dans le cas de l’aluminium. Il faut pour rappel à peu près 13 500 kWh que ce soit en France ou ailleurs dans le monde pour produire une tonne de cette matière première. Une envolée des prix de l’électricité rend alors cette activité beaucoup moins rentable, si ce n’est non compétitive dans notre pays ou ailleurs en Europe.


Les entreprises de produits finis aussi impactées

Comme évoqué précédemment, les hausses des prix de l’électricité, comme du gaz ou du pétrole, impactent aussi les industries de produits finis et notamment celle du verre. L’usine Duralex de La Chapelle-Saint-Mesmin a par exemple dû arrêter sa production le 1er novembre dernier, à cause de cette explosion des prix de l’énergie. Pour repartir, l’État a dû lui accorder un prêt à taux bonifié de 15 millions d’euros.


Fin février, l'Insee a également publié des données indiquant que la production manufacturière en France a reculé de 1,8 % en janvier 2023. Cette baisse serait ainsi dûe à la flambée des prix de l'énergie. Cette dernière vient freiner la reprise timide de la production des industries manufacturières et automobiles de 2022, qui n'avait augmenté que de 2,2 % entre novembre 2022 et janvier 2023, un chiffre ne comblant pas les retards enregistrés depuis la crise sanitaire.


Quelle évolution attendre pour ces industries impactées par la crise énergétique ?

Malheureusement, il semble que la crise énergétique ne faiblisse pas en 2023. Comme le souligne un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié en fin d’année dernière, l’Europe va continuer à manquer de gaz pour 2023 et les prix de l’électricité sur notre continent resteront hauts.


Des mesures sont ainsi attendues pour maintenir la compétitivité des industries productrices de ces matières premières ou dépendantes de celles-ci. Il en va de leur pérennité. Comme le soulignait une consultation des entrepreneurs réalisée par OpinionWay pour CCI France en début d’année, 52% des entreprises en France subissent de plein fouet les effets de la hausse du coût de l'énergie. Et plus de 80% des entreprises prévoient même de ne pas investir en 2023.






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