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Certification et qualité

Le cas des menuiseries extérieures

Par Charlotte M. - Publié Il y a 3 mois

Lecture 7 minutes

Certification et qualité

TP Eldo


Toute création d'ouvrage en France, en Europe ou dans le monde répond à un cahier des charges précis afin que l'usage qui en sera fait soit le plus qualitatif possible.  En effet, « un défaut de conception ou d’exécution peut avoir des conséquences graves sur la solidité d’un ouvrage, sa pérennité, la sécurité des futurs utilisateurs. » 


Différentes étapes de contrôle, établies par un organisme certificateur indépendant, public ou privé sont nécessaires. Elles permettent d’authentifier la qualité d’un ouvrage. Parmi les nombreux organismes, sigles, appellations, ce n'est pas simple de s'y retrouver.


Après un rappel générique, ce qui suit concerne uniquement les produits, ouvrages se rapportant à la menuiserie extérieure.  




Définitions et explications du processus :

La certification est d’une qualité supérieure par rapport à la réglementation.

Au départ, il y a un cahier des charges appelé « référentiel » qui indique les exigences à suivre. Au fil du chantier de construction ou de rénovation : des contrôles sont assurés par un organisme indépendant et accrédité. Ils permettent de vérifier le respect de la certification.


Certification : désigne une procédure par laquelle un organisme agréé et extérieur à une entreprise garantit par écrit que les éléments suivants répondent aux exigences d'une norme, d’un référentiel , attente technique reconnue pour :

• un produit,

• un service,

• un système d'organisation,

• un processus


Les demandes de certification ou de normalisation, auprès d'organismes agréés, sont faites par les entreprises qui souhaitent :

• avoir un atout supplémentaire face à la concurrence,

• mettre ses clients en confiance.


Marquage CE : obligatoire pour les produits en circulation au sein de l’UE.

• soumis à des tests et des contrôles qualité avant la mise sur le marché

• chaque année, les analyses sont effectuées par l’entreprise

• ou par un organisme spécialisé (obligatoire pour les produits à risques).


Norme : Une norme désigne à la fois un document et des règles de référence indiquant les exigences, spécification, les caractéristiques à utiliser systématiquement pour assurer l’ l’aptitude à l’emploi des matériaux, produits et leur mise en œuvre. Les normes répondent aux besoins du marché.

• certaines sont obligatoires avec des textes réglementaires spécifiques


Ainsi "la norme NF P 03-001 applicable aux marchés privés de travaux qui s’y réfèrent, rend obligatoire le respect des DTU (Document Technique Unifiés). En matière de marchés publics, le cahier des clauses administratives générales pour les marchés de travaux fait expressément référence à l’article 39-2."


"Toutefois, certaines d’entre-elles peuvent devenir « d’application obligatoire », par un texte réglementaire ou décret de loi (arrêtés ou avis du Ministre), appelé réglementation. De plus, une réglementation peut s’appuyer sur des normes pour son application."


Les normes dites « d’application obligatoire » :

Les pouvoirs publics peuvent rendre tout ou partie d’une norme « d’application obligatoire », en élaborant un texte réglementaire spécifique à cet effet, en considérant qu’il s’agit du seul moyen de satisfaire aux exigences du marché.


Les types de normes :

En France il existe trois types de documents normatifs :



L’élaboration des normes :
En France, l’écriture de normes est rendu possible grâce à l’appui méthodologique et logistique de l’AFNOR et des Bureaux de Normalisation (BNBA et BNTEC pour la filière Bois). Ces normes écrites pourront être adoptées par l’ensemble de la communauté française, européenne ou internationale.


D’ autres appellations existent :


Accréditation : procédure par laquelle une autorité reconnaît qu’un organisme ou un individu est compétent pour exécuter certaines tâches. Il s’agit d’une reconnaissance de compétences organisationnelle ou technique, attestée par des professionnels du métier.


Agrément : il désigne l'accord donné par une autorité à la nomination d'une personne ou à l'exécution d'un projet nécessitant son autorisation ou son avis préalable. Agrément a le même sens qu'"habilitation".


Contrôle qualité : désigne une étape de la gestion de la qualité. Le contrôle est une opération destinée à déterminer, avec des moyens appropriés, si le produit (y compris, services, documents, code source) contrôlé est conforme ou non à ses spécifications ou exigences préétablies et incluant une décision d'acceptation, de rejet ou de retouche.


Label : désigne une marque commerciale qui cherche à garantir la qualité d’un produit ou d’un service. Il distingue les qualités particulières définies dans un cahier des charges.


Marquage : désigne la conformité d’un produit selon les exigences établies en lien avec les règlements et/ou directives communautaires le concernant et permet sa libre circulation dans l’Union européenne.
• Marquage CE : marquage réglementaire obligatoire destiné principalement aux autorités de surveillance du marché


Qualification :
• pour une entreprise, une personne : désigne la reconnaissance des compétences d’une entreprise ou d’une personne, de sa capacité à réaliser des travaux dans une activité donnée, à un niveau de technicité défini.
• pour un produit fabriqué : dans le domaine de la mesure, elle consiste à vérifier le bon fonctionnement d'un appareil, à savoir s'il est capable de produire les résultats pour lesquels il est conçu tout au long de sa vie.


Quels sont les rôles de la certification ?  
La certification de produits et d’ouvrages est :
• un facteur décisif de confiance pour les acteurs de la construction
• garantie de performances fiable et reconnue
• outil d’aide à la décision pour les acheteurs et les prescripteurs.


Les cahiers des charges sont établis avec les acteurs de la construction, de façon à :
• intégrer les exigences des normes et des règles de l’art,
• à répondre aux attentes spécifiques du marché


Bénéficier de certifications pour les fabricants et les constructeurs :
l’assurance de répondre de façon convaincante aux exigences de ses partenaires
valoriser au plus haut niveau son savoir-faire et les performances de ses produits.


Les prescriptions de traitement du bois sont établies selon :
Ces caractéristiques permettent d'effectuer le traitement approprié et s'assurer de la bonne protection du bois en situation d'utilisation.


Les traitements de préservation du bois
Les prescriptions permettent de prévenir les dégradations par :

La résistance du bois aux agents d’altération est variable selon les essences. Lorsque la durabilité naturelle est insuffisante, seul l’application d’un traitement de préservation pourra assurer la protection nécessaire. Les rôles essentiels du traitement :


Chaque procédé de traitement correspond à :
• un besoin
• une utilisation
• une protection différente des bois dans la construction


Les causes de détérioration sont dues à :
• le caractère imprégnable
• le caractère réfractaire de l'essence bois
• le contact de l'eau
• le contact du sol
• le contact du soleil


Le traitement permet de :
• protéger le bois contre les attaques d’insectes
• protéger le bois contre les termites et les champignons
• assurer la fiabilité et la durabilité de l’ouvrage dans le temps
• respecter les normes et les réglementation constructives
• apporter toutes garanties de durabilité




Comment choisir le traitement en fonction de la classe d’emploi ?


Le traitement par trempage :
Il s’agit d’un traitement superficiel des bois réalisé dans des bacs de trempage ou par aspersion. Pour les classes 1,2 et 3.1 le traitement par trempage est adapté.


L’imprégnation en autoclave vide/pression :
Le traitement en autoclave « vide et pression » est la meilleure solution pour protéger les bois exposés directement aux intempéries ou en contact avec le sol. L’utilisation du vide et de la pression permet d’injecter en profondeur des agents de préservation non toxiques pour l’homme et l’environnement et de renforcer ainsi la résistance du bois aux attaques naturelles (insectes, champignons et termites). Ce traitement est le seul qui permette d’obtenir des durées de service de 10 ans minimum garantie selon les expositions en situation.


Le traitement par autoclave vide-pression permet de donner une teinte au bois (vert, marron, gris) qui tient bien dans le temps et génère un vieillissement progressif et uniforme.
Ainsi pour les aptitudes aux classes 3.2 et 4, il faut opter pour le traitement par autoclave.


Le traitement haute température :
Le traitement haute température permet au bois d’être plus durable et plus stable. Ce traitement s’apparente à une pyrolyse ménagée. Il entraîne une modification des propriétés physiques et chimiques ainsi que l’aspect du bois.


Les classes d'emplois :
Elles permettent de catégoriser les situations d'humidification des bois afin d'en maîtriser les dégradations inhérentes.



Définitions générales établies par la norme EN 335 :






Liste des organismes et leurs applications correspondantes : 


Appellation déposée et protégée :




Certification :









Charte de qualité :



Contrôle : 



Label :







Marquage :


Qualification :