Entièrement réalisé en chêne, ce retable mesure 6,62m de haut pour 3,31m de large. Il est constitué d’un autel, une huche, comprenant un ordre architectural corinthien posé sur une prédelle, et d’un fronton. Quatre niches sont présentes dont une au sommet en forme de calotte demi-sphérique.
Dans l’esthétique général de l’ouvrage nous pouvons remarquer que la partie basse comprenant l’autel, le gradin et le tabernacle ne sont pas de la même époque que la huche et le fronton. Ces travaux font partie des restaurations et modifications au XIXème siècle.
Le retable de Saint-Cadou reste un ouvrage assez simple d’assemblage. D’ordre général les éléments du fond sont assemblés en tenon-mortaise avec panneaux pris en rainure. Tous les divers éléments sont posés les uns sur les autres et les décorations sont fixées à l’aide de clous forgés
Lorsque l’on s’intéresse aux proportions de d’ouvrage, nous pouvons retrouver des proportions en lien avec le nombre d’Or, Phi (φ) ou (1+√5)/2 = 1,618 et surtout des carrés, proportion très utilisée par les retabliers.


Dans la coupe A et la coupe C, nous pouvons voir que l’autel est composé d’une face avec châssis à tenon-mortaise et panneaux arasés. Nous voyons également une cloison intérieure avec la face extérieure avec panneaux à glace et montants/traverses chanfreinés, ceci montre que c’était un parement. A la base c’était un autel rectangulaire. Il a été modifié au XIXème siècle, lors de cette modification des galbes ont été ajoutés. Ils sont composés de tasseaux chantournés et d’un lambris. Cette modification peut se voir également sur le dessus de l’autel et sur la façade avec les arasements.
Nous voyons aussi la structure de l’autel, composée de grosse section (135x95), reprenant la charge des colonnades directement au sol.
Dans la partie droite de la coupe A, nous avons la coupe du fond du retable. Celui-ci file jusqu’au-dessous de l’édicule sommital et est composée de montants et traverses en tenon-mortaise et de panneaux arasés en façade.
Les piédestaux sont composés de 3 panneaux verticaux et 1 plateau horizontal sous la base de la colonne, qui sont simplement assemblés entre eux avec des chevilles. Nous pouvons penser que des traverses sont présentes en partie haute pour soutenir la charge des colonnes.
Le panneau de façade du piédestal reçoit une sculpture rapportée par chevillage.
Dans la partie gauche de la coupe B, on voit que les niches sont d’assemblages simples. Les dos sont composés de lames bouvetées et clouées sur les montants, elles dépassent en hauteur les dimensions des niches afin de permettre un clouage sans fendre les lames. Les moulures encadrant les niches sont des becs de corbin, rehaussés de feuille de houx pour la niche centrale. Elles sont fixées avec des clous forgés.
Les colonnes sont sculptées dans un morceau de chêne massif, nous pouvons remarquer qu’il n’y a pas de fente sur la circonférence, elles sont donc réalisé dans un morceau hors-cœur. Les bases et les chapiteaux sont des pièces rapportées, également réalisés dans des morceaux massifs et sont assemblés avec un tourillon centreur avec le fût de la colonne.
Les entablements sont composés d’un morceau vertical posant
sur le chapiteau et allant jusqu’à la corniche. Ce morceau donne la première partie de l’architrave et la frise. Les autres éléments moulurés sont cloués sur cette pièce et ont des coupes d’onglet pour raccorder les moulures.
L’édicule sommital porte un ordre corinthien plus petit et moins
travaillé du fait de sa position haute. La niche est faite avec de douelles bouvetées, et la partie haute, en forme de calotte demi-sphérique, est composée de deux morceaux taillés dans la masse.
Le retable est fixé au mur avec des pattes forgées coincées entre les pierres du mur et clouées à divers endroits du retable.
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