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Une histoire du boulanger à 2035

scenario d'analyse prospective du métier de boulanger pour les quinze prochaines années

Par Philippe Dresto - Modifié Il y a 2 semaines

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Une histoire du boulanger à 2035

CC BY NC 2.0 John Kefeld

Les métiers peuvent être très différents, très éloignés dans les techniques qu'ils mobilisent, ils n'en sont pas moins concernés par des mutations communes. Transition environnementale et énergétique, transition numérique, sociétale ou encore économique, les mutations transverses sont nombreuses.


Le métier de boulanger s'inscrit dans un environnement particulier. Chaque paramètre va connaitre des orientations spécifiques ces quine prochaines années. Voici un aperçu de ce que pourrait être l'histoire de ce métier dans un futur court.


En 2035, le contexte de biodiversité caractérise un marché en monoculture à 80%, incluant une diversification montante des espèces. Les 20% restant des cultures se caractérisent par des petits marché de spécificité. Ce cadre de culture voit également la montée en puissance régulière de la culture raisonnée d’une manière générale et tout particulièrement de la filière CRC (Culture Raisonnée Controlée). Cet environnement de culture permet également l’émergence durable d’un movement de culture biologique.

C’est donc tout naturellement que la réglementation est vécue comme une source de progrès. Les labels s'imposent à tous et sont porteurs d'une grande transparence pour le consommateur. De manière concommittante leur nombre diminue fortement donnant par la même au consommateur une plus grande lisibilité de ces marques de qualité.

La filière bascule dons dans un mouvement durable de modernité. Ceci prévaut également pour les outils de communication, grâce auxquels, le boulanger de 2035 voit son interface de communication avec ses clients devenir un véritable outil opérationnel de production. Les Systèmes d’Information de production deviennet des outils centraux de l’optimisation des ventes, permettant de garantir les meilleurs rendements commerciaux.

L’organisation de la production suit aussi cette modernisation et au-delà de toute segmentation de taches. Ainsi on assiste à un retour à des postes de spécialisation produits tells que les baguettiers, les tourriers... De manière naturelle La formation courte s’impose comme une evidence et permet de proposer des montées en compétences à la confection d'un produit. De la meme manière, des métiers du tertiaire (vendeurs, managers…) font partie de ce spectre de compétences à acquérir et sont portées par les entreprises et d’autres dispositifs comme les POEC en matière d’insertion professionnelle. Les boulangers deviennent des expert et voient de fait leur salaire revalorisé et leurs conditions de travail s’améliorer et ce de manière réelle, mais très mesurée en termes d’intensité.

La consommation de pain nourrissier poursuit sa baisse au profit de pains caractérisés par des attributs nouveaux, notamment en matière de santé et de Plaisir. On assiste à une tropicalisation du pain, dans des concepts de pain ethnique… La consommation quotidienne de pain reste au-dessous des 90 grammes.

L'adaptation au process par la main prend fin avec la diversification hyper forte des matières premières et l'hypervalorisation du sensoriel. La production redevient majoritairement manuelle dans le secteur artisanal pour lequel les écarts s'accentuent avec le secteur industriel mécanisé.

Le modele économique se fonde sur la chaine de boulangerie. Plus généralement les modèles se sont diversifiés vers des modèles individuel, franchise, chaines, coopératif, le paysan boulanger, production sans boutique… dans tous les cas, la politique RSE est généralisée à tout type d'entreprise et tout modèle économique.

La boulangerie est devenue en quinze ans le dernier commerce gage de qualité et de luxe accessible au sein des quartiers. L’image du boulanger est très haut de gamme maitrisant tous les aspects de sa production.

    Source d’inspiration
  • groupe d'étude prospective

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