ico-menu.svg
ico-search-org.svg ico-close.svg
ico-button-back.svg
Le bambou

Le bambou

Charlotte Mazalérat
par Charlotte Mazalérat - Publié Il y a 2 ans
Le bambou
Crédits: Lucia Florio

De l’Amérique à l’Afrique, l’Océanie et surtout l’Asie, 1300 espèces de bambou sont recensées à travers le monde. Cette graminée s’adapte à tous les climats et résiste à -20°C.


Le bambou est une ressource abondante. Matière première naturelle, le bambou a cette faculté de se renouveler rapidement. Il est en effet pas nécessaire d’arracher la plante du sol pour replanter. Chaque canne coupée déclenche la croissance d’une nouvelle tige. Le bambou retarde l’érosion du sol, facilite son drainage. Il piège quatre fois plus de CO2 qu’une forêt d’arbres juvéniles et produit 35 % d’oxygène en plus.


Cette plante a de nombreuses qualités. Le bambou est multi-usages. Toutes les parties de la plante sont employées : feuilles, rhizomes, écorce, intérieur des cannes. Ses applications se retrouvent en confection textile, agro-alimentaire, matériaux composites, cosmétiques, pharmacie. 


Un milliard d’êtres humains utilisent toutes les parties de la plante pour s’alimenter, s’isoler, acheminer l’eau, concevoir son habitat. Il est souvent considéré du fait de ses lieux de culture comme un matériau utilisé dans les pays pauvres. Paradoxalement, en Occident, depuis quelques années, le bambou est perçu comme un matériau du futur. 


Le bambou se travaille comme le bois. Le bois de chaume autrement dit les tiges du bambou sont particulièrement solides et sont utilisées depuis des milliers d’années dans le bâtiment.

Son usage est pluriel : 

  • charpente : ossature, construction de structure, poutre, étais. 
  • menuiserie extérieure : clôture, palissade, tonnelle, pergola, terrasse, bardage
  • menuiserie intérieure et ébénisterie: claustra, cloisons, mobilier, plancher, marqueterie 


Outre sa robustesse et résistance, il a la faculté d'être léger, élastique et souple. En Asie, le bambou est salutaire face aux affres météorologique et géologique : cyclones, tempêtes, séismes. Son usage est aussi bien recommandé dans la composition des ossatures de très hauts immeubles du type gratte-ciel que dans la confection des échafaudages. En Occident, le bambou est reconnu pour être plus résistant que le bois et l’acier. Réputé pour être particulièrement solide, il est qualifié d’ « acier végétal ». 


La Colombie, l’Indonésie et le Vietnam fournissent des bambous les plus résistants de la planète. Le bambou colombien et vietnamien rentre dans la composition des charpentes principalement. Le bambou indonésien, quant à lui est utilisé pour l’intérieur. 


Solide, isolant, économique, écologique, esthétique, le bambou cumule les atouts. Cette ressource verte attire les convoitises. Par conséquent, sa culture est devenue massive. 
Certains inconvénients sont à déplorer. En effet, son exploitation intensive bouleverse la croissance d’autres espèces végétales. Certaines variétés, par leur système racinaire sont dites invasives. Selon l’usage final, certaines étapes de la transformation du bambou nécessitent l’emploi de produits chimiques et nuisent à l’environnement. 


Le bambou continue d’être le sujet de nombreux projets en R&D (recherche et développement). Il est plébiscité dans l’art, l’architecture et le design. Il trouve toute sa place dans la conception, l’assemblage et l’isolation des bâtiments. En étant attentifs aux étapes de sa métamorphose, ce médium a de beaux jours devant lui. 



Charlotte Mazalérat
ico-souples-org.png
Documentaliste

ico-comment.png Commentaires

Pour laisser un commentaire, veuillez vous connecter ou vous inscrire.

S’inscrireSe connecter